Conférence d'ouverture

 

 

La gestion ne s’enseigne pas

M. Laurent Lapierre, Ph. D., McGill, MBA, HEC Montréal
Titulaire de la Chaire de leadership Pierre-Péladeau
et professeur titulaire à HEC Montréal.

Mercredi 28 mai – 16 h 30 à 18 h

Montaigne a écrit : « Mieux vaut une tête bien faite qu'une tête bien pleine ». Avoir des connaissances, ne signifie pas qu’on comprenne et qu’on soit capable de faire ce qu’il faut comme dirigeant. Le leadership est une direction qui vient de la personne. On dirige nécessairement comme on est, avec ses talents innés, mais surtout avec ses talents acquis. Diriger, c’est nécessairement composer avec ses qualités et ses défauts personnels, ses dons et ses manques, ses forces et ses faiblesses, ses habiletés et ses maladresses de direction, ses compétences et ses incompétences, etc. Le leadership n’est pas une compétence. Composer avec soi-même est la première compétence de direction pour réussir dans l’action.

Adoptant la perspective de l’intuition, de l’inattendu, de l’imprévu et de la subjectivité, Laurent Lapierre soutient qu’au-delà des qualités, des habiletés et des compétences de gestion, le leadership et la direction responsables relèvent essentiellement du jugement ordinaire, du sens commun, de l'intelligence pratique (l’intelligence naturelle) du fonctionnement des organisations; bref, de ce qu'on peut appeler l’intelligence de et dans l’action. Chaque personne qui dirige est responsable de « se faire une tête » par soi-même.

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Laurent Lapierre, Ph.D. (McGill), a été le premier titulaire de la Chaire de leadership Pierre-Péladeau à HEC Montréal. Il s'intéresse à l'influence de la personnalité des gestionnaires sur leurs façons de diriger, ainsi qu'aux comportements générateurs de succès et d'échecs dans l'exercice de la direction. Il a été directeur et rédacteur en chef de Gestion, revue internationale de gestion, et il est coauteur de Imaginaire et Leadership (3 tomes, 1992, 1993 et 1994) publié chez Québec/Amérique et aux Presses HEC. Il a produit plus de 250 monographies et histoires de cas portant sur des leaders, des dirigeants et des créateurs, publiées pour la plupart au Centre de cas HEC Montréal.

Son plus récent ouvrage : On dirige comme on est.  
Pour une biographie complète cliquez ici.


Plénière

      

 

Communication, créativité et sens

M. Robert Bouchard
Avocat, coach professionnel, médiateur, formateur et intervenant en consolidation d’équipes et résolution de conflits.

Jeudi 29 mai – 8 h 30 à 10 h

Dans le tourbillon de la complexité et des transformations qu’ils subissent, les cadres scolaires du Québec œuvrant dans les centres et les services d’éducation des adultes, de formation professionnelle et des services aux entreprises subissent une pression et le précaire équilibre travail-vie privée est de plus en plus menacé. Plusieurs attentes ont été déçues. La perte de la référence au travail comme valeur fondamentale, ainsi que le stress associé à la gestion du quotidien obligent les cadres à compter davantage sur eux-mêmes. Les profondes mutations du monde du travail et de la structure sociale requièrent une redéfinition des attitudes permettant une gestion de soi efficace et la recherche d’un équilibre personnel.

Bien que chaque être humain dispose du pouvoir d’agir sur sa capacité à prendre du recul face à lui-même et aux événements, notre rythme de vie trépidant et les responsabilités multiples dans nos différents rôles créent une dichotomie entre nos aspirations et la réalité. Comment devenir observateur de la situation et retrouver notre équilibre? Pour répondre à ce questionnement, un outil de prévention et de réflexion sera présenté où il sera entre autres question de conscience et de maîtrise de soi, de tolérance à l’ambigüité et de sens.

Sous l’éclairage de la communication consciente, de la créativité et du sens, nous explorons comment favoriser les échanges fructueux et l’harmonie au sein de son équipe. Donner et recevoir du feedback pour susciter l’amélioration et la transformation. Reconnaître idées et les réalisations. Explorer les divergences de façon constructive. Nommer le sens des actions personnelles et collectives dans le contexte de notre mission.

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Robert Bouchard a fait des études en musique, en droit, en communication et en management. Il œuvre à titre de médiateur, formateur et consultant depuis 1977. Depuis plus de vingt ans, il s’intéresse au leadership et est intervenu dans de nombreuses organisations publiques et privées à titre de conférencier. Il est formateur au service de formation continue de l’Université Laval et de l’Université de Sherbrooke qui font appel à lui pour des sessions en communication, en gestion de conflits et en management. Il a participé à une formation de Mazaïc International vers la plus haute distinction professionnelle pour un coach, l’International Coach Federation (IFC) dont il est membre. Il est médiateur et formateur certifié en communication non violente selon l’approche de Marshall Rosenberg. Il est président et cofondateur du Groupe Conscientia inc.


Conférence de clôture

 

 

L'attitude des gagnants

M. Pierre Lavoie
Fondateur du Grand défi Pierre Lavoie et conférencier

Vendredi 30 mai 2014 – 10 h 30 à 12 h

Pour relever les défis du futur qui commencent aujourd’hui. L’une des solutions sera la responsabilisation et l’engagement de chacune des ressources qui compose vos organisations. Cette conférence intense et touchante aura comme effet de mobiliser et stimuler chaque personne à atteindre son plein potentiel humain.

La responsabilité, encore une fois. Lorsque tu te découvres une capacité à mobiliser les gens, à rassembler, à convaincre, et que tu vis une situation pénible, par exemple, en ce qui me concerne, un épisode de maladie au cours duquel tu perds tes deux enfants, alors te voilà légataire de la responsabilité de t’impliquer et de passer à l’action pour trouver une solution, un remède ou un traitement à la maladie orpheline qui les a emportés. Tout simplement. Et lorsque tu te rends compte que ça fonctionne et que la cause pour laquelle tu agis progresse dans le sens souhaité, te voilà avec la responsabilité supplémentaire de continuer. Ce sont les résultats obtenus qui nourrissent l’action. Si nous sommes en mesure de provoquer un changement positif chez nous, il en va de notre responsabilité de l’effectuer. Ce qui m’allume, c’est de voir les choses se transformer par l’implication et le travail. Mes deux défis, je les ai trouvés pour ainsi dire dans ma cour. À titre de père, c’est de répondre par l’engagement à l’absurdité de perdre deux enfants en raison d’une maladie pour laquelle il n’existait aucun test de dépistage. Et, à titre d’athlète, c’est de contrer la sédentarité et l’obésité chez les enfants, ceci parce que le sport a complètement changé ma vie et qu’il en va de mon devoir d’étendre et de partager cette expérience. Chacun peut faire la même chose : il faut agir, dans tous les domaines, et même si nous ne sommes pas parfaits, agissons quand même. La pire attitude consistera toujours à ne rien faire.

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Homme de défi, Pierre a participé à plus de 30 Ironmans à travers le monde. Il s'est ensuite servi des mêmes facteurs permettant cette réussite pour survivre, deux fois, à l'épreuve la plus difficile d'une vie, celle de perdre un enfant d'une maladie héréditaire particulièrement virulente au Saguenay-Lac-St-Jean : l'acidose lactique.

Pierre décide alors de fonder Le Défi Pierre Lavoie : le tour du Saguenay-Lac-St-Jean à vélo soit 650 km en 24 heures! Cet événement, qui a été organisé à quatre reprises, a permis de mieux faire connaître cette maladie et d'y intéresser des chercheurs, ce qui a mené à la découverte du gène responsable de l'acidose lactique en 2003.

Par la suite, il a fondé le Grand défi Pierre Lavoie, parcourir 1000 km à travers le Québec pour promouvoir l’activité physique et de saines habitudes de vie. Pierre, qui se définit comme un homme très ordinaire, nous démontre par son parcours extraordinaire et hors du commun que pour avoir du succès, quel que soit le domaine, nous devons avoir de la persévérance, de la motivation et du respect.

Notre conférencier, M. Pierre Lavoie, a eu un cheminement de vie vraiment exceptionnel. Il a su se dresser avec courage et détermination face aux épreuves de la vie.

Ce jeune homme qui croyait n'avoir aucune aptitude sportive est devenu champion du monde de l'Ironman d'Hawaii à trois reprises dans sa catégorie en 1996, 2004 et 2005, en plus de détenir le record du monde de cette discipline chez les masters. Il s'est aussi illustré en recevant la médaille de l'Ordre du Canada en 2011, la médaille de chevalier de l'ordre du Québec en 2006, également la médaille d'or de la faculté de médecine de l'Université de Montréal, de même qu'un doctorat honoris causa reçu de l'Université du Québec à Chicoutimi.

Il fut aussi nommé personnalité de l'année au gala de la presse à deux reprises en 2005 et en 2009 dans la catégorie : « Courage, humanisme et accomplissement personnel ».




Photo: Dominique Lafond

 

Animatrice du congrès

Mme Ariane Émond
Journaliste, auteure et animatrice

                                                        

Journaliste indépendante et auteure, Ariane Émond a collaboré à de nombreux médias et a contribué à une quinzaine de documentaires. Elle a remporté plusieurs prix pour son travail en journalisme ou au cinéma.
 
Son intérêt pour les questions sociales, politiques et culturelles traverse son engagement professionnel. Elle anime, depuis 25 ans, de nombreux débats publics, colloques et consultations sur des enjeux de société (éducation, santé, immigration, disparités sociales, développement collectif…).

Ariane Émond est commissaire ad hoc à l’Office de consultation publique de Montréal (OCPM) depuis 2007. Elle est vice-présidente du conseil d’administration des Amis de Kaléidoscope, une revue publiée en partenariat avec l’INSPQ et dédiée au développement des collectivités. Elle a écrit quelques ouvrages dont le dernier Les Auberges du cœur. L’art de raccrocher les jeunes. (Bayard Canada, 2012) sur 3000 jeunes sans abri ou en difficulté (12-30 ans) à qui les Auberges du cœur tendent la main, chaque année, au Québec. Elle est marraine de la fondation 60 millions de filles, qui soutient des projets structurants pour aider les jeunes les plus marginalisées de la planète à avoir accès à l’éducation dans les pays en développement.


 

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